L’homme et le travail

(mon nouveau projet, en cours de réalisation)

 

Avec la crise économique, la question du travail se trouve plus que jamais au centre des débats. Et cela d’autant plus qu’à force d’égrainer, en France notamment, les chiffres du chômage qui ne cessent d’augmenter, de mettre en avant les délocalisations pour justifier les licenciements, on finirait par oublier la valeur du travail. Et au-delà, l’implication de chacun d’entre nous, quel que soit le domaine d’intervention. Et s’il y a des pesanteurs, des risques d’aliénation, il ne faut pas négliger la part d’épanouissement que réserve la pratique d’un métier entre savoir-faire, fierté et accomplissement.

On aurait tendance à l’oublier, le travail est également synonyme de développement personnel. De plaisir, tout simplement. « Les dirigeants ne mesurent pas la quantité d’intelligence qui est investi dans le travail, on a beaucoup de mal à leur faire comprendre que la vraie richesse humaine est là », estime pour sa part René Baratta, réalisateur et ergonome consultant. Et Even Loarer de reprendre : « C’est toute la différence entre d’un côté le travail prescrit qui s’exprime en termes d’économie et de rentabilité et de l’autre, le travail réel autrement dit le savoir faire avec ce que cela comporte d’ingéniosité et de courage ».

Toute la vie ainsi réunie, de la naissance à la mort, et entre ses deux extrémités, il y a effectivement ces gestes qui ne se mesurent pas mais qui, comme l’écrit la sociologue Danièle Linhart, se veulent « respectueux d’autrui ». Décidément non, le travail ne saurait se réduire à un vulgaire exercice comptable.